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  • : James JOYCE à Saint-Gérand-le-Puy
  • James JOYCE à Saint-Gérand-le-Puy
  • : Informations, échanges sur la vie et l'oeuvre de Joyce. Thèmes de rencontres, conférences, tables rondes. Evènementiel : "Le jour d'Ulysse" Musée et bibliothèque Anna Livia Plurabelle. Balade "Sur les pas de Joyce à Saint-Gérand-le-Puy".
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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 21:09
Le dimanche, à l’Hôtel de la Paix, les JOYCE accueillent Stephen, et « Nonno », le grand-père raconte les aventures d’Ulysse à Stephen, jusqu’à l’heure du déjeuner (assis sur le lit du grand père, qui raconte, en robe de chambre, une cigarette au bec)– Joyce lit les Conversations de GOETHE avec ECKERMAN
 
Le printemps est aigre cette année 40, il neige encore en avril – Quelques amis lui rendent visite BECKETT, et Georges PELORSON, qui passe le 14 avril, avant de rejoindre son régiment : ils parlent des Gracques, auxquels JOYCE s’intéresse, et sur  lesquels PELORSON vient d’écrire un long poème.
Les jours se traînent au village – JOYCE se lève tard -  « se lever ici, pour quoi faire ? » - Il est souvent muet comme une tombe – un jour il va prendre le thé avec Nora chez une réfugiée (Mrs Muriel ELLIOTT) dont l’enfant était à l’école de Mme JOLAS – Nora : « vous voyez un homme qui n’a pas dit un mot de la journée » - JOYCE ; « qu’est-ce qu’on peut bien dire après trente ans de mariage ? – Mrs Elliott : « vous pourriez au moins dire bonjour » - réponse de JOYCE : un grognement… (cf. ELLMANN, t 2, 394)
Il parle quelquefois avec Maria JOLAS de l’éducation des enfants (Maria JOLAS souligne qu’il avait « beaucoup réfléchi » sur les méthodes d’éducation (cf.p52) – un jour il attaque avec véhémence les méthodes catholiques – Maria JOLAS : « vous m’attristez, moi qui donne à mes enfants une éducation catholique «  - JOYCE : Oh ! C’est différent en France. En Irlande le catholicisme, c’est de la magie noire ». (il reprendra ce thème avec PELORSON au moment des fêtes de Pâques, en faisant l’éloge de la liturgie et en plaisantant les Dominicains, comme le faisaient ses maîtres au Belvédère)
 
Une des toutes dernières soirées à l’Hôtel de la Paix réunit les JOYCE, Maria JOLAS, et PELORSON, (dont la femme est « un de nos meilleurs professeurs (…) depuis plusieurs années attachée à l’Ecole » p52) – PELORSON deviendra « un collaborateur notoire » (JOLAS après l’armistice) – Au cours du dîner il demande à JOYCE: « Qu’allez-vous faire ? Ecrire ? » - « Non, dit JOYCE, je relis et révise Finnegans Wake » - « Pourquoi ? » - « Eh bien, j’ajoute des virgules. » - « Projetez-vous un nouveau livre ? » - « Oh non » - puis JOYCE ajoute : Et puis, si. Je crois que j’écrirai quelque chose de très simple et de très court. » (ELLMANN, 394)

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Published by office de tourisme Val d'Allier - Forterre - dans James Joyce - sa vie à Saint-Gérand-le-Puy
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