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Jeudi 10 mai 2007
par office de tourisme Val d'Allier - Forterre publié dans : Bloomsday et Jours d'Ulysse depuis 2003
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Jeudi 10 mai 2007
par office de tourisme Val d'Allier - Forterre publié dans : Bloomsday et Jours d'Ulysse depuis 2003
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Mercredi 9 mai 2007
Inauguration du square « James JOYCE »
C’est la deuxième manifestation de reconnaissance de l’écrivain irlandais – qui fera dire à Steven joyce que « Saint-Gérand-le-Puy a deux longueurs d’avance sur Paris ».
par office de tourisme Val d'Allier - Forterre publié dans : Hommages rendus à l'auteur dans le village
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Mercredi 9 mai 2007
La veille de Noël, laissant tout dans leur appartement, JOYCE et Nora prennent la direction de Saint-Germain-des-Fossés, (conduits à la gare par BECKETT) – Ils débarquent le 24 décembre 39 -  Giorgio les accompagne –
Ce sont les vacances de Noël – tous les élèves sont partis à l’exception de Stephen et des deux filles de Maria JOLAS – elle loge à l’orangerie du château, où l’école est installée - - l’Hôtel du Commerce (Sarrassat) aujourd’hui détruit, accueille les grands garçons et sert d’annexe – les JOYCE posent leurs valises à l’Hôtel de la Paix, où 2 chambres leur sont réservées –
Dîner de Noël à la Chapelle - JOYCE saisi de crampes doit se coucher jusqu’à ce que les douleurs s’apaisent – il touche à peine au repas, mais boit (du blanc, électricité), et à la fin de la soirée, se met au piano et chante de vieux airs irlandais – il s’approche de Maria JOLAS et l’invite à une valse sur le perron (« allons, vous savez bien que c’est le dernier Noël »)
Nora persuade JOYCE de laisser Giorgio repartir seul à Paris et ils s’installent à l’Hôtel de la Paix – Maria JOLAS  dîne une fois par semaine avec eux et les JOYCE viennent prendre le thé et écouter la radio chez elle le dimanche.
JOYCE lit les Conversations de GOETHE avec ECKERMAN, mais sa vue est très déficiente – et la lumière de la chambre faible.
 
L’Hôtel du Commerce sert de dortoir aux élèves et aux professeurs de l’école, qui se rendent à vélo au château de la Chapelle chaque jour.
L’errance s’est poursuivie pour les JOYCE jusque dans Saint-Gérand-le-Puy – Ils déménageront 4 fois en un an !
1)       Hôtel de la Paix (jusqu’à Pâques 40) – JOYCE se rend quelques fois à l’église
2)       Château de la Chapelle (vacances scolaires de pâques)
3)       au retour des élèves, ils emménagent à Vichy, qu’ils préfèrent, à l’Hôtel du Beaujolais – ils rendent visite à LARBAUD, paralysé et aphasique depuis 35) – mais en juin 40, ils sont délogés par l’installation du gouvernement de Pétain, qui réquisitionne tous les hôtels de vichy.
4)       Retour à Saint-Gérand-le-Puy – bref séjour dans l’appartement d’une femme hospitalisée, et qui mourra peu après, puis retour à l’Hôtel du Commerce jusqu’en octobre, où ils occupent le premier étage de la maison d’une Madame PONTHENIER  (c’est là que se trouve la plaque commémorative)
 
JOYCE a été affecté par le médiocre accueil réservé à Finnegans Wake.
 
par office de tourisme Val d'Allier - Forterre publié dans : James Joyce, sa vie à Saint-Gérand-le-Puy
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Mercredi 9 mai 2007
2 Février 40 = on fête son anniversaire (58 ans) – et celui de Stephen - (BECKETT est venu en compagnie de Giorgio).
 
Les journées passent – JOYCE déambule dans Saint-Gérand-le-Puy  – long pardessus noir (quelquefois cape), lunettes, canne et cailloux dans les poches pour se protéger des chiens, dont il a la phobie (« ils n’ont pas d’âme » !) – « Marche lentement, en faisant de grands pas, buste bien droit » (témoignage de Simone MAUPERTUIS, alors femme de chambre à l’Hôtel de la Paix).
 Mutisme fréquent – parle au coiffeur CHASSAGNETTE, dit ‘ Bouboule ‘, « quand il n’y a personne » !... il passe pour un drôle de bonhomme, « Jouasse »…On sait vaguement que c’est un grand écrivain, sans plus – il boit sec !
 
Ses promenades le conduisent jusqu’au lavoir. Mais qu’en a-t-il pensé ? le lecteur de Finnegans Wake songe aux discussions entre les lavandières, d’une rive à l’autre de la Liffey, et il est possible que les camaïeux de vert du Bourbonnais lui aient rappelé l’Irlande – c’est tout ce que peut conjecturer la rêverie du lecteur – Mais à contrario, la vie à la campagne a sûrement pesé au citadin qu’il était, et il a dit au moins sa lassitude de vivre à « Saint-Tampion-le-Machin » - n’idéalisons pas trop vite le séjour, qu’il a certainement vécu sur un mode peu réjouissant (comme l’attestent les quelques témoignages écrits qu’il a laissés) – Si la notoriété du village doit aujourd’hui quelque chose à JOYCE, il est possible que ce soit à son corps défendant. J. AUBERT a eu raison de noter, sur la plaque commémorative, que l’année 40, la dernière de sa vie, a été une année noire : noire pour tous, et singulièrement pour lui.
Cela, bien évidemment, n’interdit pas l’hommage que Saint-Gérand-le-Puy a tenu à lui rendre. Au contraire ! La part d’ombre n’a pas terni l’œuvre, elle l’a rendu plus forte. Car une chose au moins est certaine. Jusqu’au bout, à Saint-Gérand-le-Puy, il a « ajouté des virgules » et corrigé Finnegans Wake.
 
par office de tourisme Val d'Allier - Forterre publié dans : James Joyce, sa vie à Saint-Gérand-le-Puy
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Mercredi 9 mai 2007
par office de tourisme Val d'Allier - Forterre publié dans : Bloomsday et Jours d'Ulysse depuis 2003
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Mardi 8 mai 2007
A l’initiative du maire actuel, Xavier CADORET, qui est aussi professeur d‘économie au lycée de Vichy Cusset, on ouvre un espace socioculturel « James JOYCE » - l’espace comprend : le parc, la salle socioculturelle,  et « l’espace culturel joyce», où sont exposés dessins, photos et documents – et un travail effectué en vidéo par un groupe d’élèves de BTS « communication » du Lycée de Vichy, qui recueille de nombreux témoignages de personnes ayant eu l’occasion d’approcher joyce pendant cette période (toujours visibles aux archives du Musée) – création d’un logo « joyce en bourbonnais » désormais protégé -
Inauguration en grande pompe en présence de Stephen joyce, de l’ambassadeur d’Irlande, de jacques Aubert, du sous-préfet… Le séjour de joyce à Saint-Gérand-le-Puy est maintenant connu, il fait l’objet d’articles dans les journaux parisiens – A titre d’exemple ,en août 1994, le Monde consacre un long reportage, très documenté, d’un envoyé spécial, Jean-Pierre BAROU, intitulé : JOYCE, l’année de la zone libre (le texte figure dans la bibliothèque).
par office de tourisme Val d'Allier - Forterre publié dans : Hommages rendus à l'auteur dans le village
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Mardi 8 mai 2007
Le dimanche, à l’Hôtel de la Paix, les JOYCE accueillent Stephen, et « Nonno », le grand-père raconte les aventures d’Ulysse à Stephen, jusqu’à l’heure du déjeuner (assis sur le lit du grand père, qui raconte, en robe de chambre, une cigarette au bec)– Joyce lit les Conversations de GOETHE avec ECKERMAN
 
Le printemps est aigre cette année 40, il neige encore en avril – Quelques amis lui rendent visite BECKETT, et Georges PELORSON, qui passe le 14 avril, avant de rejoindre son régiment : ils parlent des Gracques, auxquels JOYCE s’intéresse, et sur  lesquels PELORSON vient d’écrire un long poème.
Les jours se traînent au village – JOYCE se lève tard -  « se lever ici, pour quoi faire ? » - Il est souvent muet comme une tombe – un jour il va prendre le thé avec Nora chez une réfugiée (Mrs Muriel ELLIOTT) dont l’enfant était à l’école de Mme JOLAS – Nora : « vous voyez un homme qui n’a pas dit un mot de la journée » - JOYCE ; « qu’est-ce qu’on peut bien dire après trente ans de mariage ? – Mrs Elliott : « vous pourriez au moins dire bonjour » - réponse de JOYCE : un grognement… (cf. ELLMANN, t 2, 394)
Il parle quelquefois avec Maria JOLAS de l’éducation des enfants (Maria JOLAS souligne qu’il avait « beaucoup réfléchi » sur les méthodes d’éducation (cf.p52) – un jour il attaque avec véhémence les méthodes catholiques – Maria JOLAS : « vous m’attristez, moi qui donne à mes enfants une éducation catholique «  - JOYCE : Oh ! C’est différent en France. En Irlande le catholicisme, c’est de la magie noire ». (il reprendra ce thème avec PELORSON au moment des fêtes de Pâques, en faisant l’éloge de la liturgie et en plaisantant les Dominicains, comme le faisaient ses maîtres au Belvédère)
 
Une des toutes dernières soirées à l’Hôtel de la Paix réunit les JOYCE, Maria JOLAS, et PELORSON, (dont la femme est « un de nos meilleurs professeurs (…) depuis plusieurs années attachée à l’Ecole » p52) – PELORSON deviendra « un collaborateur notoire » (JOLAS après l’armistice) – Au cours du dîner il demande à JOYCE: « Qu’allez-vous faire ? Ecrire ? » - « Non, dit JOYCE, je relis et révise Finnegans Wake » - « Pourquoi ? » - « Eh bien, j’ajoute des virgules. » - « Projetez-vous un nouveau livre ? » - « Oh non » - puis JOYCE ajoute : Et puis, si. Je crois que j’écrirai quelque chose de très simple et de très court. » (ELLMANN, 394)
par office de tourisme Val d'Allier - Forterre publié dans : James Joyce, sa vie à Saint-Gérand-le-Puy
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Mardi 8 mai 2007
A partir de 2003, un petit groupe, informel, de personnes, passionnés ou amateurs de l’œuvre de JOYCE, se constitue à l’initiative du maire Xavier CADORET et de l’Office du Tourisme de Varennes. Partant de l’idée que l’œuvre de joyce – et d’abord Ulysse – est un monument partout célébré, souvent cité, mais plus rarement lu, il se fixe comme tâche prioritaire (plutôt que de sombrer dans une quelconque commémoration folklorique, fût elle irlandaise !) :
1) de lire et de faire lire l’œuvre de JOYCE.
Aide précieuse de Jacques AUBERT (compte tenu de la modestie des moyens dont dispose un petit village ou l’Office du Tourisme) et générosité des conférenciers invités à venir parler de JOYCE (Pascal BATAILLARD, Annie TARDITS)
 
Dans l’esprit des organisateurs, ces deux journées, baptisées plus tard « le jour d’Ulysse », (titre suggéré par Steven JOYCE, plutôt que la reprise de Bloomsday) devaient se proposer là d’offrir au public tout ce qu’un modeste village bourbonnais, qui a eu l’insigne honneur d’accueillir un des plus grands écrivains du XX° siècle, peut offrir pour que son oeuvre soit mieux connue.
 Donner le goût de la lire, et pour cela faire d’abord entendre sa voix et toutes les voix qui résonnent dans ses textes. Faire retour à cette exigence élémentaire. Eviter ces dérives dans lesquelles les commémorations se perdent en vains bavardages ou en fêtes foraines. Mobiliser la bonne volonté des meilleurs spécialistes et les inviter à venir parler de l’œuvre. Car tout le monde parle d’Ulysse, d’un air entendu, mais qui l’a vraiment lu ?
Mais on ne lit pas qu’avec les yeux. Il faut aussi se mettre à l’écoute. Prêter l’oreille à la musique, au chant, aux voix, à leurs timbres, à leurs affects, à toute cette part d’émotion que comporte le corps charnel de la parole dans l’écriture, tout ce qui fait le style d’un grand écrivain. Quand on sait l’importance que JOYCE accordait à la musique et au chant, on comprend aisément que savoir écouter c’est aussi savoir lire.
S’il est essentiel d’entendre dire ce qu’on lit, il fallait donner au public l’occasion d’entendre les textes et leur charge poétique sur un mode théâtral, et se tourner vers le chant et la musique des compositeurs qui se réclament ou s’inspirent de joyce.
 
2) Seconde ambition =  aménager pour le long terme un espace de lecture et de recherche à Saint-Gérand-le-Puy, sous la forme d’ une bibliothèque entièrement consacrée à l’œuvre de JOYCE, et qui garde la trace des conférences et des travaux effectués.
C’est chose faite depuis l’an dernier, grâce en particulier à Stephen JOYCE et son épouse,
qui ont accepté d’honorer de leur présence la journée du 18 juin, et d’inaugurer la bibliothèque - qu’ils avaient suggéré de nommer : « Anna Livia Plurabelle », du nom de l’héroïne de Finnegans Wake – et qui ont fait don, en guise de cadeau de baptême, de nombreux ouvrages de JOYCE, publiés dans toutes les langues. C’était, tout le monde le comprend, donner, par leur seule présence, un gage de reconnaissance sans prix pour le village de Saint-Gérand-le-Puy.
par office de tourisme Val d'Allier - Forterre publié dans : Hommages rendus à l'auteur dans le village
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Mardi 8 mai 2007
par office de tourisme Val d'Allier - Forterre publié dans : Personnalités ayant participé aux évènementiels
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